Considérer les aidants des personnes en situation d'handicap

Prendre en considération les aidants familiaux, époux, épouses, parents, etc. qui mettent entre parenthèse leur vie pour s'occuper de leurs enfants, de leurs époux ou épouses, de leurs aînés qui sont en situation de handicap physique ou mental :
- qu'ils soient au moins reconnus en tant qu'aidant auprès des caisses de la sécurité sociale et des caisses de retraite afin de ne pas perdre les annuités qui pourraient leur donner des droits supplémentaires,
- que ce ne soit pas la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui décide sans même avoir vu les patients,
- que les dossiers soient plus rapidement pris en compte, etc.
Histoire vécue : je perd à ce jour 6 ans de cotisations retraites, 1 an pour traiter mon dossier pour à la fin reconnaître mon époux handicapé à 80%. Il est en GIR 2 (Groupe Iso-Ressources - niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée), mais on refuse de me considérer en tant qu'aidant...

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  • 26/01/2019 14:55  

    Je suis également dans le même cas . La MDPH a pris en compte mes cotisations retraites jusqu'à ses 20 ans. Il faut que je pose un dossier à la MDPH pour réclamer un minimum de reconnaissance pour ma retraite. Je m'occupe de ma fille handicapés à + 80 %. Il est effectivement désolant que cela soit la MDPH qui prenne cette décision.

  • 26/01/2019 15:05  

    Et je rajouterais que l'État fait déjà beaucoup d'économie sur nous, les aidants. Une vie en institution lui coûte beaucoup plus cher.
    Il n'y a jamais eu de reconnaissance vis a vis des aidants. Sauf à avoir créer des "maisons et centre de répit", mais moi personnellement je ne les ai pas utiliser car trop compliqué.
    On ne peut souvent pas prévoir une date, car il n'est jamais sûre qu'elle soit en forme pour que nous y allions sur la période choisie.
    Heureusement que mes enfants soient là pour me permettre de souffler mais celà fait encore des aidants qui ne sont pas reconnus

    • 28/01/2019 21:02

      Un article intéressant : http://sante.lefigaro.fr/article/aidants-familiaux-11-millions-de-francais-accompagnent-un-proche/
      11 millions de Français accompagnent un proche = 11 milliards d’euros par an d'économie pour la société.
      Sans dire de leur donner à tous une pension, ils méritent amplement d'être reconnus !

    • 08/02/2019 00:12

      Que pensez-vous que l'état pourrait faire pour mieux considéré les aidants ? Pour mieux vous aider ?

  • 29/01/2019 00:11  

    RAYMOND
    Ayant 80 ans , asthmatique, j'ai du entrer en EHPAD mon épouse atteinte par la maladie d’Alzheimer.
    Dans un premier temps, le maintient à domicile n'est absolument pas facilité. On vous offre royalement 2 fois quinze heures par an de maintient cognitif, par deux structures différentes, à raison de séances d'une heure, prise en charge par le conseil général. Puis en fonction du GIR, aide CG fonction des revenus (tout est fait pour vous amener au seuil de pauvreté), pour moi ce fut une astreinte, avec des personnels qui changent constamment, à des horaires irréguliers. Cherchez le repos et la détente.
    Depuis Avril 2015, donc EHPAD, je participe au repas du soir de mon épouse cinq jour par semaine car il saute au bon sens que les patients subissent un mal-traitement institutionnel par déficience de personnels soignants, les énarque qui produisent le cota des personnels hospitaliers devraient visiter les établissements pendus par les pieds, ça leur mettrait la tête dans le bon sens.
    Depuis un ans j'ai demandé à bénéficier de l'aide du Conseil Général pour la prise en charge du séjour de mon épouse qui perçoit logiquement sa retraite et me réclame un devoir de secours me ramenant près du seuil de pauvreté.
    Depuis bientôt un an je travaille un jardin communal pour soulager mes finance, normal.
    Je soutiens et soutiendrais les revendications des personnels hospitaliers en sachant pertinemment que la chaine hiérarchique est pourrie par une formation comptable avant d'avoir une formation de soins, les compresses ont plus de valeur que le cœur.
    Le capital n'a besoin de nous que dans la mesure ou il peut s'enrichir par les économies gouvernementales sur les "couts", la valeur humaine n'est pas souhaitable bien au contraire, ils ont besoin de notre espace.
    Quand je vous dis qu'on marche sur la tête!

  • 05/02/2019 16:08  

    Que faudrait-il, selon moi, car vous avez toute capacité à manifester les/vos besoins pour nos structures d’accueil.
    Arrivé à un certain stade de la maladie le PASA n'est plus à même de fournir une aide au patient.
    La solitude, l'absence de sollicitation, le manque de contact humain est flagrant. La personne ne manifeste pas forcément auprès des soignants son besoin, il a mal à la tête. Il n'en parle pas, il a inconsciemment acquit que le personnel n'est pas disponible, qu'il est là à s'occuper des autres. Est-ce la: DMLA, l'absence des lunettes que l'on ne supporte plus sur le nez, le signe de déshydratation. Les soignants, changent trop souvent, bien sur qu'il n'est pas à disposition à chaque instant. Est-il adapté à cette fonction auprès des patients. Manque de maintien d'activité entraine l'installation de la douleur due à une décalcification de la colonne vertébrale, les muscles ne jouent plus leur rôle de maintien.
    Ces établissement sont un concentré des misères humaines.
    Toutes les pathologie sont possibles, l'affaiblissement des défenses immunitaires, le blocage progressif de contrôle des fonctions organiques (intestinal, vésical, buccal...), La marche devient difficile, le personnel ne peut pas offrir son temps, il utilise alors des substituts fauteuil roulant, surtout si le malade qui ne comprend plus rien, résiste. L'incompréhension s’installe, le malade ne comprend pas ce qu'on lui dit, il répond à son monde intérieur, vision imaginaire, vous voit-il seulement? rien n'est sur tout est flou, tout devient fou pour l'entourage.
    Je pense que seulement 3 à 5 % des malades voient régulièrement un membre de leur famille, certains plus occasionnellement, la majorité ne reçoivent aucune visite, en ont-ils besoin ?
    Certains aidants font comme si, comme si son parent est mieux qu'il n'est.
    La réalité, même connue, fait peur, l'échéance même acceptée pousse à faire et croire comme si ?

    Trouvez moi une solution, je suis preneur, comme tous, sachant que rien, pourtant, ne modifiera cette histoire de l'humain malade. Mais si, seulement si, les soignants et aidants avaient une place respectable respectée.

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